20 novembre 2017
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Au pays du Panama…

Le stop à Cuenca était nécessaire puisque notre bus de nuit y terminait sa route, mais nous souhaitions également nous y arrêter pour commencer à découvrir l’Equateur, dernier pays de notre tour du monde…

On a commencé un petit tour à pied pour découvrir que la ville est plutôt belle. Cette ancienne ville coloniale du sud de l’Equateur est construite sur le même modèle que de nombreuses villes d’Amérique du Sud traversées les mois précédents : des petites rues pavées, des maisons aux balcons de bois et aux toits pointus, de nombreuses églises disséminées un peu partout, de nombreuses places où on peut se reposer sur un banc à l’ombre d’un arbre… Cependant, on a tout de même ressenti une différence avec les autres villes coloniales, on ne sait pas expliquer cette différence mais on a bien ressenti qu’on était dans un autre pays. Il y règne une certaine quiétude quand on se promène, on est loin des hordes touristiques du Pérou et tout y est très propre, rien ne traîne par terre dans les rues.

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Une chose qu’on a également appréciée est que de nombreux murs de la ville sont décorés par des graffitis de grande qualité. On est loin des « nique ta mère » ou des « fuck la police », mais on est vraiment dans l’art de rue. Pour ce qui est de l’art, la ville dispose de nombreux musées que ce soit sur l’histoire de l’Equateur, sur les cultures primitives ou de l’art contemporain. Pour agrémenter le tout, la plupart des musées sont gratuits (ça fait du bien après le Pérou où tout est payant, et souvent assez cher par rapport au coût de la vie en général) ou s’il sont payants, ça ne dépasse rarement 2$.

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L’autre attrait de Cuenca est son artisanat des Panama, ces fameux chapeaux de paille blancs entourés d’un ruban noir. Et oui, contrairement à ce que l’on croyait avant d’arriver là, les « Panama » ne viennent pas du pays de ce même nom, mais d’Equateur. Cet art est très ancien en Equateur, en particulier dans la région de Cuenca, et les premiers explorateurs avaient l’habitude de les utiliser pour se protéger du soleil puisqu’ils sont très légers, solides et souples. Mais c’est au moment de la construction du canal de Panama, que ce couvre chef a connu sa popularité à travers le monde car les ouvriers de tous horizons qui travaillaient sur cet immense chantier en portaient tous pour éviter les insolations. Par la suite, le Panama est devenu un chapeau chic porté par de nombreuses têtes des chefs d’Etat et de stars de cinéma, ce qui en a fait son prestige.

Nous avons visité les ateliers d’un des fabricants les plus connus d’Equateur, Homero Ortega, pour comprendre un peu mieux pourquoi un Panama pouvait coûter aussi cher. Tout d’abord, il se fabrique à partir d’une fibre spéciale, la « Carludovica Palmata ». Cette plante cultivée en Equateur a pour propriété de fournir une fibre très fine, souple et solide à la fois. Une fois séchées, ces fibres sont bouillies pour en enlever la chlorophylle. Une fois sèches, les fibres sont alors tissées : c’est la partie la plus délicate et qui demande une très grande dextérité de la part des artisans tisseurs car tout est fait à la main. Un seul chapeau nécessite plusieurs jours de travail, voire des semaines ou mois pour certains. Le temps de tissage est fonction de la taille de la paille (fino, super fino ou extra fino). Après le tissage, on chauffe le chapeau dans un moule pour qu’il prenne une forme qu’il gardera par la suite. Malgré cette forme, la caractéristique du Panama est qu’il peu être pliable, d’ailleurs, la plupart sont vendus roulés dans une boite en bois, sans perdre sa forme d’origine. Après tout ça on comprend mieux pourquoi un « simple chapeau de paille » peu coûter jusqu’à 1.000€.

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Après cette mise à l’ombre grâce aux Panamas, on est partis pour se mettre au vert, à Mindo.

 

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5 comments

  1. vous êtes super beaux comme ça avec vos chapeaux !!

    très intéressant l’article en tout cas

    PS : comment ça se fait que ce soit aussi propre ?

    • Pour répondre à ta question, Cuenca est une ville qui attire beaucoup de retraités (expatriés ou Equatoriens aisés), etc. Le maire de la ville se doit donc de conserver son image de petit paradis….pour le meilleur et pour le pire. Le nettoyage des rues est aussi un nettoyage de ce et ceux qui dérangent (artistes de rue, personnes faisant la manche, petits vendeurs ambulants, etc.).

  2. Coucou
    Merci pour ce magnifique récit.
    Magnifiques graffitis sur les murs.
    Merci pour ce magnifique portrait de vous avec votre chapeau.
    On dirait des stars……
    Bisous
    Claude et Michel

  3. C’est avec un vrai plaisir que nous retrouvons the Biket’s story ou plutôt la historia de los Biketos.
    Exact la photo en N et B est super même si Biket est un peu …..????

  4. Bonjour,
    En provenance de Bolivie et du Pérou, les villes et villages équatoriens nous ont également paru très « proprets » . Nous aussi « on a bien ressenti qu’on était dans un autre pays » ! Ce qui nous a personnellement le plus marqué, c’ est le revêtement mural coloré recouvrant les maisons ; çà change de la brique brute qui habille uniformément les habitations boliviennes et péruviennes !
    Zou …

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