17 décembre 2017
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Une escale sportive à Pucon… ou presque

En repartant de Chiloé, nous avons entamé notre remontée vers le nord, en direction de Santiago. Heureusement, pour agrémenter cette longue route, on a traversé la région des lacs et visité la région de Pucon.

Les paysages au nord de Puerto Montt sont totalement différents de la Patagonie ou des paysages bordant la Carretera Austral. On y trouve de nombreux lacs, plus ou moins grands, et on traverse des plaines verdoyantes bordées d’arbres, des prés bordés d’arbres et remplis de belles vaches broutant l’herbe font penser au bocage du nord des Deux-Sèvres, sauf qu’au fond on voit des volcans couverts de neiges, voire fumant.

On a parcouru ainsi quelques centaines de kilomètres (et oui le Chili est un grand pays), en prenant des pistes plus ou moins praticables, dans une région où à chaque virage on est susceptible de pouvoir admirer un magnifique lac, ou une très belle vue sur des montagnes enneigées.

Lors de cette remontée, on a fait une halte de plusieurs jours, une fois n’est pas coutume, à la petite ville très touristique de Pucon. L’activité principale de cette ville est la découverte des montagnes environnantes, en particulier l’ascension du volcan Villarica, avec une descente en luge de plus d’une heure…

Nous y étant arrêtés pour tenter cette ascension, on s’est tout de suite rencardés auprès d’une agence, parmi des dizaines et des dizaines d’autres agences, proposant ce tour. Nous voulions faire cette ascension le lendemain, le seul problème est que la météo ne nous le permettait pas… On avait anticipé cette éventualité puisque c’est vrai que le temps n’était pas terrible. On avait pensé à plusieurs alternatives :

–       faire du ski : on était trop tôt dans la saison ;

–       faire de la pêche à la mouche : seuls des cours étaient possibles, et on était un peu tard dans la saison ;

–       faire du rafting : on n’était que 2 et il faut au moins 4 personnes dans le bateau ;

On a donc décidé de patienter et de faire autre chose le lendemain en espérant que le temps s’améliore. On a trouvé un très bon endroit pour poser le van : sur la plage de Caburgua, un super spot très tranquille.

Le lendemain matin, on est allés dans le magnifique parc national d’Huerquehue, à quelques dizaines de kilomètres de notre lieu de villégiature. Là encore, les possibilités étaient restreintes : il avait tellement plu, et neigé en altitude, durant la nuit que seul une randonnée était faisable. Elle nous emmenait vers des lacs de montagnes, en traversant des forêts très denses : bien évidemment, on l’a faite. On a marché une quinzaine de kilomètres, dont la première partie toute en montée, et la seconde tout en descente, avec un dénivelé conséquent. C’était une très belle rando, dans un parc très protégé, mais les genoux de Biket n’ont pas trop apprécié, et il a fini quasiment à 4 pattes.

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Dans l’après-midi, on est retournés à l’agence pour voir s’ils avaient trouvé des gens pour le rafting. Quand on y est arrivés, ils nous ont dit qu’ils avaient une très bonne nouvelle : le temps se dégageait le lendemain et c’était possible de grimper le volcan…le seul problème c’est que les genoux de Biket n’étaient pas aussi enjoués de devoir se retaper 5h d’ascension avec un dénivelé de 1.500m (on était en basse saison, et le téléphérique emmenant à la moitié de l’ascension était fermé…). Après une longue réflexion sur la possibilité ou non de le faire, on a décidé de rester sage et de ne pas tenter le diable…au grand désarroi de Bikette. Mais une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, ils avaient du monde pour le rafting…banco !

On est retournés à notre plage pour y passer la nuit et être prêt le lendemain matin. Au réveil, le temps s’était rafraichit, il faisait entre 0°C et 5°C vers 9h…et oui à cette période au Chili on est quasiment en hiver. Là on avait beaucoup moins d’entrain pour aller se mettre dans l’eau d’un torrent de montagne où l’eau est guère plus chaude que 8°C. Mais bon, on avait réservé, et payé, donc on n’avait pas le choix.

On est arrivé à l’agence de rafting et ils nous ont donné l’équipement : une combinaison de plongée sans manche de 5 mm d’épaisseur (on avait des intégrales de 8 mm pour plonger à l’île de Pâque où l’eau était à 26°C), une petite veste coupe-vent, des chaussons et des gants en néoprène…On avait déjà froid à l’idée d’enfiler tout ça et de se mettre dans le raft…pour se rassurer, on se disait que normalement on ne devrait pas tomber à l’eau….

Arrivés sur le lieu de mise à l’eau du bateau, le guide nous a fait le topo et donné quelques cours de base ; sauf que c’était en espagnol…on était bien emmerdés, mais on a compris quand même. On a pagayé dans une rivière plutôt calme pendant quelques minutes pour qu’on s’habitue aux manœuvres. Mais après ça, on est rentrés dans le vif du sujet : on a commencé à se prendre des rapides de oufs avec des trous de plusieurs mètres en évitant les rocher…là on a compris à quoi servaient les combinaisons et la pseudo veste étanche… sauf qu’on était trempés comme si on était tombés dans la rivière. Il faut dire qu’en rafting, il existe plusieurs niveaux  (du niveau I au niveau VI), en fonction de la force des rapides, le niveau I étant le plus lent, et le VI le plus rapide. Cette rivière est normalement un niveau III, mais les grosses pluies des dernières semaines ayant fortement gonflé son niveau et son débit, elle était en niveau IV quand on l’a faite, un passage était même en niveau V…On était trempés, mais on n’a pas eu froid tellement il fallait s’activer à pagayer ; et on s’est éclatés, c’était génial malgré les appréhensions du froid.

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Après cette étape sportive, on a remonté un peu plus au nord, au parc national de Conguillo où le volcan Llaima en est la principale attraction. Ce volcan est un des plus actif au Chili, sa dernière éruption remonte à 2008 ; des jets de laves de plus de 300m de haut on alors été crachés. On y est arrivés la veille et on y a dormi au milieu de la forêt. Le matin, alors qu’il avait plu une bonne partie de la nuit, on est partis en direction du bureau des rangers. Et là, encore une fois on s’est retrouvés bloqués : la piste pour rallier les sentiers de randonnées étaient trop ravinée, et il fallait un 4*4 pour s’y rendre… c’est moche.

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Après ça on est repartis en direction de Santiago, où d’ici là de longues heures de routes nous attendent…

 

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2 comments

  1. On sait que tu es bien aidée par la beauté des paysages, mais tes photos Ondine, c’est du bonheur !
    Par contre, il fallait que tu t’attendes à ce que papy IenIen finissent par se fatiguer avec toutes ces aventures. C’est moche de vieillir, hein !

    Bonne route et à vite de vous relire !

    Biz

  2. Vous auriez dû vous faire les sources chaudes pres de pucon pour vour rechauffer 🙂

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