17 septembre 2019
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Chiloé

Comme ça faisait longtemps qu’on était sur la terre ferme, les îles nous manquaient, en particulier celles du Pacifique. On est donc parti faire un crochet sur l’île de Chiloé, petit bout de terre au sud de Puerto Montt.

Après une petite traversée en ferry de 20 min, on y arrive sous un temps maussade, voire pourri. Il faisait gris et la pluie nous menaçait fortement.

Chiloé est connu pour son calme, ses paysages verdoyants et montagneux, ses villages aux maisons colorées, mais surtout pour ses églises dont l’architecture est unique.

Arrivés tout au nord, on a pris la route principale pour redescendre vers le sud et pour s’enfoncer un peu plus dans les méandres de pistes sinueuses sillonnant l’île. Si la route principale est une belle route goudronnée, ça faisait du bien après la Carretera Austral, les routes secondaires n’étaient qu’un enchainement de pistes toutes tordues et très pentues ; qui plus est avec la pluie qui ne cessait de tomber, le sol boueux nous a posé quelques difficultés. Ca nous a fait remarquer qu’on avait les pneus arrière quasiment lisses et qu’ils n’accrochaient plus du tout à la route ; il faut dire qu’ils ont pris cher depuis le début du voyage, mais ils n’étaient pas non plus de toute fraicheur quand on a pris le van.

A est resté plantés plusieurs fois à patiner, même sur des terrains pas trop pentus et pas trop boueux. Il a donc fallu ruser en mettant des branches et des cailloux devant les roues pour donner un peu plus d’accroche, mais ça ne suffisait pas tout le temps, il a fallu que Bikette donne de sa personne et sorte pousser le van. On aurait bien échangé nos places, mais les qualités de conductrices de Bikette ne sont pas encore suffisamment au point pour se dépatouiller de ce merdier…et oui, après 8 mois de tour du monde, elle n’a toujours pas passé son permis…

Après ces quelques considérations sur l’état des routes, et malgré la météo pas terrible du tout, on a quand même pu apprécier cette île dont les paysages nous ont fait penser à l’île de Guernesey : très vallonné, très verdoyant, et des plages aux eaux tumultueuses où on n’a pas trop envie de s’y baigner. Une très belle représentation de la mer en hiver où on se sent bien au chaud en train d’admirer les vagues venant se fracasser au pied des falaises.

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Et oui, on était loin des îles du Pacifique qu’on avaient vues jusque là mais on a quand même retrouvé un petit détail qui nous a rappelé qu’on n’était pas dans la mer du Nord : on a vu des dauphins à quelques dizaines de mètres de la plage en train de jouer dans les vagues et faire des saut de cabri au dessus de l’eau.

De certains points de vues en hauteurs, on pouvait voir la multitude de petites îles et îlots bordant Chiloé. Lors de brèves éclaircies, on pouvait même apercevoir les montagnes et volcans enneigés de la Cordillère des Andes un peu plus loin sur la partie continentale.

Toutes ces routes sinueuses et détrempées nous menaient de village en village où nous découvrions les fameuses églises de Chiloé. Construits entièrement en bois, et très colorés, ces lieux de cultes ont beaucoup de charme ; plusieurs de ces églises sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Malheureusement, la période touristique étant terminée, elles étaient toutes fermées et on n’a pu les apprécier que de l’extérieur…c’est bien dommage puisqu’a priori c’est de l’intérieur qu’elles révèlent toute leur splendeur avec des charpentes très alambiquées et très méticuleuses. On en avait eu un petit aperçu dans le musée de la ville d’Ancud où des maquettes des principales églises nous montraient une représentation de ces superstructures : un vrai travail d’orfèvre du bois, digne de Tom le bâtisseur.

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En remontant vers le nord, on a longé la côté ouest dans les environ du petit village de Cheppu (si si c’est bien son nom !). On y trouve ici les marques du terrible séisme de Valdivia de 1960, à ce jour le tremblement de terre le plus puissant enregistré au monde (9,5 sur l’échelle de Richter). Ici, le lit de la rivière et la vallée environnant s’est enfoncé de plusieurs mètres, donnant une décrochement assez spectaculaire, et laissant place à un paysage sinistre rempli d’arbres mort.

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Malgré le temps, cette petite étape par l’île de Chiloé nous a particulièrement plu par les paysages et l’atmosphère typiquement insulaire qui en émane. 

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3 comments

  1. Top ! On avait aussi adoré cette île. Quel charme et quelle gentillesse chez ses habitants 🙂

  2. Es tipica la architectura de Chiloe!
    La mama me habla de el poivria de Chiloe !!!

  3. Coucou
    Nous ce week-end nous étions aussi sur une Ile.
    ILE DE RE.
    Temps magnifique, soleil très brulant donc tube de Biafine.
    Pas de comparaison vos paysages sont plus beaux.
    Merci et à bientôt.
    Claude et Michel

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