20 novembre 2017
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VTT, trek, kayak et éléphants…

Après avoir passé quelques temps et fait quelques agences pour trouver le tour convenant à tout le monde, nous partons le lendemain matin pour 3 jours, au programme : VTT, trek, kayak, balade à dos d’éléphant. Ca va être intense !

Jour 1 – VTT

Arrivés à l’agence, nos VTT nous attendaient, tels des chevaux de courses dont les pattes fourmillent, prêts à tracer la piste. Après avoir choisi son vélo et son casque (et oui, à l’agence ils savaient que l’on était 6, mais ne connaissaient pas les gabarits de tout le monde, ils ont donc pris 6 vélo au hasard, il a fallu faire avec, certains trop grands, d’autres trop petit… pareil pour les casques), effectué les réglages de selles, on a démarré pour 45 km.

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Il a fallu sortir de la ville et quitter la circulation, relativement fluide tout de même, pour se retrouver sur une grande route asphaltée bordée de montagnes et petits villages. Après une quinzaine de km, nous avons bifurqués sur une piste où la notion de VTT commençait à prendre du sens. La circulation y étant quasi nulle nous avons pu profiter encore plus des paysages (surtout dans les côtes!), bien que certaines portions de piste réclamaient notre plus grande attention pour éviter les trous ou pierres, en particulier dans les descentes.

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Nous avons rejoint la route principale en milieu de journée pour une dernière quinzaine de km avant le stop ; il était tant puisque les côtes, la chaleur et les problèmes techniques des vélos commençaient à avoir raison de certains d’entre nous.

Mais nous n’étions pas au bout de nos peines puisque le vélo tout juste déposé dans le van, notre guide, Mohn, nous a fait comprendre que le village où nous passions la nuit était à 2h de marche, dans la montagne…

On a bien vu le moment où nous n’arriverions pas tous en haut… surtout que ces 2 heures de marches étaient que de la montée, pour la plupart du temps en plein cagnard.

Mais après d’ultimes efforts, on y est tous parvenus, et en plus entiers.

Le guide nous a dirigé vers la maison où nous allions passer la nuit et nous a précisé qu’on pouvait aller prendre une douche si on souhaitait… ah une bonne douche après tous ces efforts, quel bonheur !

Mais quand il nous a montré la douche, certains d’entre nous ont quelque peu déchanté : ce qu’il appelait la « douche » n’était en fait qu’un simple tuyau d’eau (froide évidemment) coulant au beau milieu de la place principale du village. Seul point d’eau du village, c’était une vraie douche publique car tout le village défilait pour se laver, faire des lessives, prendre de l’eau pour la cuisine… bref un vestiaire de foot mixte à ciel ouvert mélangé à un lavoir.

Il faut dire que le village ressemblait à tout ce qu’il y avait de plus traditionnel : des maisons en bambou, sans électricité avec tous les animaux se promenant en liberté dans les rues : chats, chiens, poules, canards, oies, cochons, vaches… une véritable plongée dans un Laos authentique et plein de charme.

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Nous passons le reste de la fin d’après midi à se promener dans le village et prendre en photos les enfants ravis de pouvoir voir leurs petites frimousses sur nos appareils.

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Jour 2 – Trek

Le lendemain matin, nous avons tout d’abord débuté la journée par un petit tour guidé du village : Mohn nous a montré certains métiers traditionnels tels que les fabricants de papier en pâte de bambou, menuisiers travaillant le teck à la main…

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Après 5 min de marche après avoir quitté le village, nous arrivons dans un autre village qui nous a semblé un peu différent de prime abord et pour cause : ces deux villages, distants de quelques centaines de mètres étaient peuplés de 2 ethnies différentes : les Hmongs et Kha-mou. Les différences ne s’arrêtaient pas aux constructions des maisons ou des habits, mais également dans la langue car quand bien même ils étaient tout proches, les habitants parlaient tous le dialecte de leur ethnie respective, différents du lao.

Ce qui était encore moins pratique était qu’il y avait une seule école pour les deux villages ; ici les enfants étaient obligés de parler le lao.

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Ces deux villages étaient peut être les plus pauvres et rustiques que nous avons vus depuis le début, en témoigne l’école qui aurait fait pâlir bien plus d’un enseignant en France.

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Nous avons ensuite continué notre trek dans la descente de la montagne en traversant des rizières, des cultures diverses et variées et des jungles. De longues portions de chemins étaient en fait un tout petit sentier taillé à la machette dans la jungle très épaisse ; le seul problème était que ce chemin avait été taillé par les locaux et, il faut l’admettre, les laotiens sont petits ; on a donc marché quelques temps dans un tout petit couloir végétal, penchés en deux, où à chaque pas on s’attendait à voir surgir un cobra, une mygale ou autre vipère… mais non tout s’est passé sans encombre.

Après le déjeuner, on a continué notre route dans la jungle, en traversant des cours d’eau pieds nus. A la sortie d’un gué, en remettant nos chaussures, on a aperçu un « gros rats à tête de chevreuil » (on ne dira pas qui a fait la description, on vous laisse deviner !), mais il s’agissait en fait d’une espèce locale de biche, un peu courte sur pattes.

Cette journée de marche fut bien remplie et assez fatigante, surtout après la journée de vélo de la veille, mais on a pu en prendre plein les yeux, les oreilles, le nez et les papilles puisque les paysages montagneux étaient de toute beauté et la jungle renferme des trésors insoupçonnés. Mohn nous a fait goûter des plantes sauvages, notamment des bananes sauvages, une sorte de patate douce et de la quinine pure dont le jus sortait directement de la liane (on ressent bien le goût du Schweppes mais en beaucoup beaucoup plus amer).

 Jour 3 – Kayak et balade à dos d’éléphants

Ce troisième et dernier jour promettait d’être un peu moins physique… pour les jambes. Après un petit bout de chemin en minibus, on est arrivé dans un village où nous avons jeté nos kayaks dans la Nam Ou. Après un debrief de Mohn pour le maniement du kayak et les consignes de sécurité, nous commençons à pagayer.

Kayak 7

Le premier rapide, traversé sans grande difficulté, a laissé place à une partie bien plus calme où le courant ne nous permettant pas d’avancer suffisamment, nous avons dû commencer à pagayer avec un peu plus d’entrain, jusqu’au second rapide, plus puissant que le premier, a été fatal aux bikets… une mauvaise négociation des vagues, due à un manque de coordination (et oui ça arrive), a conduit à un beau chavirage dans les règles de l’art… heureusement les rapides étaient suffisamment profonds pour que l’on ne se fracasse pas les pieds sur un rocher. Après être remontés dans le kayak, non sans mal et avec l’aide de Mohn, nous repartons pour la descente de la rivière, sans encombre ; les rapides suivants ont été pris avec un peu plus de discernement.

Nous avons déjeuné sur une plage de sable fin où Mohn nous a servi un plat de nouilles et de riz gluant disposé sur des feuilles de bananiers coupées sur la rive, que nous avons dégusté directement avec les doigts, pas pratique mais on s’en rappellera !

Une dernière portion de kayak et nous arrivions à la fin de cette longue descente de plusieurs heures : les paysages vus du fleuves étaient tout simplement splendides.

Après avoir remonté les kayaks dans le van, nous partons pour le camp d’éléphants. On ne pouvait pas venir au « Royaume du Million d’éléphants » sans faire une balade sur ces gros pachydermes.

L’approche fut assez prudente tant nous étions impressionnés par ces énormes animaux ; mais après le contact établi, on s’est vite rendu compte que ces animaux, malgré leur poids, sont très doux et sensibles. Nous avons fait une balade d’une petite heure dans la forêt durant laquelle nos moyens de transport faisaient quelques embardées parmi les arbres pour manger quelques feuilles et branches ; il faut dire qu’un éléphant mange 250 kg de nourriture par jour.

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Une fois la balade terminée, il a fallu aller baigner ces grosses bébêtes. On est tous descendus sur les rives du Mékong où nous avons remontés sur les éléphants, sans selle cette fois, et descendus dans le fleuve avec eux. Etant tellement contents d’être dans l’eau, ces géants arrosaient de leur trompe et plongeaient entièrement dans l’eau, avec nous dessus. C’est surtout les cornacs que cela amusait en leur donnant l’ordre de nous faire tomber ! Il donnaient de grands coups de tête ou se relevaient très brusquement, nous éjectant dans l’eau ; faire du rodéo sur un éléphant est un peu violent et surprenant ; nous étions tellement surpris de nous faire éjecter avec autant de violence que nous en avons bu la tasse… dans le Mékong, y’a mieux pour boire la tasse.

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Après toutes ces émotions, nous sommes repartis en van jusqu’à Luang Prabang.

Nous avons été comblés de ces 3 jours d’activité, tant physiquement qu’émotionnellement. Malgré quelques courbatures et coups de soleil, toute la famille était aux anges.

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11 comments

  1. Coucou
    Merveilleux commentaire et magnifiques photos.
    Ien-ien étaient-ce des casques « Président ». Je ne sais pas si tu suis les actualités de chez nous.
    Toutes ces photos d’enfants me font chauds au cœur qui hélas ne sont pas si heureux de leur mode de vie par rapport aux nôtres.
    Belle aventure avec votre famille et je pense que vous en garderez tous un bon souvenir.
    Au prochain épisode
    Bisous Claude

  2. Superbe article de Biket!!! Et photos extra de Bikette.
    Au niveau des animaux: deux petites omissions
    – le couple de biquettes laotiennes dans le village khamu. Un jumelage avec Levallois est en cours!
    – le scorpion qui a craqué sous ma roue avant.
    À bientôt.

  3. Oh… « les laotiens sont pas grands » vous allez pas me dire que les 2 bikets ont dû se baisser pour crapahuter quand même ? 🙂

  4. Le scorpion………
    ….il était si mignonnnnnnnnn!!!!! »

  5. Superbe la ballade à dos d’éléphants,cela a du être un grand moment..

  6. Sympa l’article.
    Étonnant de voir que deux villages suffisamment proches au point de partager une école (quoique j’imagine que ce partage est plus subi qu’autre chose) ne parlent pas le même dialecte.
    J’ai adoré la description « gros rats à tête de chevreuil ». Chanqe rien Bikette !

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